J'aime cette introduction. Plus je la lis et plus je la 
vis, plus je la trouve vraie...

   Attention, les propos qui suivent ne sont pas 
destinés à faire d'un amateur, un véritable 
menuisier-ébéniste . 
   L'amateur revendique son statut d'amateur. Le bois
est son loisir, sa détente. En ce qui me concerne, je 
dis souvent que c'est "mon yoga".
"Culture Bois"
    Aujourd'hui, les colles sont si performantes, qu'un 
assemblage à plat joint exécuté avec soin,
 se révélera 
tout aussi résistant
 que s'il avait été éxécuté par 
bouvetage.

    Certes, des assemblages traditionnels dénoncent une 
qualité avérée, mais leur non utilisation n'est pas 
forcément synonyme de médiocrité. 
    En restant dans la solidité, l'esthétisme tout en 
respectant les règles fondamentales de la menuiserie et 
de l'ébénisterie 
(voir rubrique) je pense que chacun peut 
construire comme bon lui semble en faisant abstraction 
de toutes remarques déclinant le plus souvent d'idées 
reçues.
   Evidemment si la construction veut ressembler à une 
copie de meuble ancien, il sera de bon ton de respecter 
les montages traditionnels utilisés sur un "modèle" 
d'époque.
Y'a t-il des règles pour construire en bois ?  
   
      La lecture d'ouvrages anciens ou récents,  permet de 
constater que les meubles n'ont pas toujours été fabriqués selon
les mêmes méthodes et qu'il existe maintes recettes pour 
obtenir des résutats analogues.
     Et si, de par "interdiction royale" d'utiliser les colles, 
certains assemblages hauts en technique étaient nécessaires, 
ces mêmes assemblages n'existent encore que par tradition.
Cela peut aider à faire des choix mais surtout de connaître la réaction des bois au regard de l'usinage, du collage, de leurs qualités mécaniques etc... Là, on effleure la technologie du bois. Pour appréhender cette matière "vivante", il nous faut la connaître .
Relire ses ouvrages et ses magazines spécialisés.

    Lorsque j'ai commencé à concevoir et réaliser mes 
premiers meubles, je ne possédais aucun ouvrage et les 
magazines grand public n'existaient pas.
   Lorsqu'ils sont apparus, je me suis évidemment rué dessus
afin de combler mes lacunes, et je reconnais que parfois, 
n'en découvrant pas tout de suite l'intérêt, je ne prêtais pas 
toute l'attention nécessaire à certains articles.
   Grossière erreur me direz vous ! Peut-être, mais je crois 
surtout que mon esprit d'amateur n'était naturellement pas 
réceptif à des sujets dépassant mes "compétences" 
* d'alors. 
   C'est plus tard que, re-feuilletant les anciens numéros, 
surgissait subitement tout l'intérêt desdits articles. Et il en 
est de même avec les livres.
    D'où la nécessité de se replonger souvent dans notre 
littérature favorite afin d'en essorer progressivement le 
contenu en même temps que notre montée en 
"compétence".

* J'écris "compétences" avec des guillemets car je le trouve 
impropre à mon statut d'amateur.
 L'art du trait commence 
aux  tracés simples 
utilisant le théorème de 
Thalès pour en arriver 
aux complexes études 
des projections.
 Mythiques queues d'arondes sur le tiroir 
ramasse miettes d'une simple boîte à pain.
Et puis, est-il besoin d'ajouter qu'il faut  explorer les styles?

    A travers les différents styles, on pourra rechercher l'inspiration pour faire des compositions personnelles, 
voire des adaptations fantaisies; mais l'exploration approfondie des styles permet aussi de découvrir les 
techniques diverses utilisées au cours des siècles.
    La réédition de certains ouvrages anciens apporte une immense richesse dans l'étude de certains projets.  
Table console en bois divers.
Peinture acrylique vieillie, vernie, cirée.
  Secrets d'ateliers ?...
 "Jamais un vrai compagnon qualifié n'a fait un secret de ses connaissances à qui était apte à les recevoir.
  
  Les secrets n'existent que par l'atitude de ceux qui ne peuvent y atteindre, provisoirement, par manque de formation : la 
connaissance ne s'acquiert que par paliers.
   Il faut savoir faire une addition pour faire une soustraction. Il faut savoir additionner, multiplier et soustraire pour 
apprendre à diviser : il est là le secret. 
  On ne peut apprendre au dessus de ses forces. 
  Il nous faut démystifier ces prétendus secrets d'atelier qui ne sont que de simples tours de main : ce serait alors déjà un 
secret que de savoir bien affûter un outil !..." 

François Germond (L'ébénisterie) 
Fauteuil "Renaissance" en noyer
à découvrir dans la revue "Le Bouvet" n°195
Ci-contre, ma "bible". Acheté en 1996, c'est probablement le
livre qui m'a le plus appris.  Aujourd'hui aux 
éditions Vial.
Petit buffet campagnard en merisier ciré
Très sobre, un autre petit buffet en merisier de pays
Commande familliale
Commode à langer
 en hêtre verni et peinture laquée.
(Idée puisée dans un magasin spécialiisé)
Commande familiale
Copie d'un fauteuil  Charles Rennie Mackintosh,
architecte et designer écossais (1868-1928)

A découvrir dans la revue "Le Bouvet" n°206
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 Autre rubrique importante : les tracés.

   Je possède un vieux "Traité complet de 
menuiserie" de 512 pages, et si 40 pages 
sont dédiées à la technologie du bois,  153 
traitent de la géométrie et de l'art du trait.
   De même, de grands "traités 
d'ébénisterie"  abordent ces sujets comme 
des disciplines majeures.
    Ce qui me laisse à penser qu'on ne peut 
raisonnablement pas les éviter si l'on veut 
aborder la conception de formes 
complexes comme les trémies, ou tout 
simplement... un  tabouret !

   Toutefois, pour la personne qui voudrait adopter le 
travail du bois comme hobby et notamment la 
fabrication des meubles, il me paraît important  de ne 
pas négliger ce que j'appelle la "culture bois", dans 
laquelle je mets bien évidement les techniques mais 
aussi ce que les apprentis doivent très probablement 
étudier, je pense à la technologie du bois, les styles, 
les tracés,  etc...

   Tout en faisant les premiers copeaux,  cette "culture 
bois" apportera les connaissances fondamentales qui 
feront éviter les grosses erreurs génératrices de 
déceptions.

   Pour acquérir cette "culture bois" par le volet 
technique, on peut commencer par se procurer un 
livre pour débutants. Ces ouvrages sont assez 
nombreux.
    Mais pour aller plus loin,  il sera souvent nécessaire 
de chercher un peu. 
    Et là les magazines "grand public", mais néanmoins
spécialisés,  ont toute leur place.
     A dose homéopathique, au fil des mois, ils 
permettent, de découvrir des techniques que l'on 
pourra s'approprier en passant à l'acte; mais aussi des 
trucs et astuces dont nous sommes si friands. 
    Ces mêmes magazines ont souvent une rubrique 
"découverte d'un arbre", par delà d'une essence.
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Les copeaux de Jean-Marie